Pourquoi il est temps d’investir dans l’immobilier ?

Les secteurs de la bourse, de la banque et des assurances, n’offrent-ils pas des garanties supérieures en termes de sécurité et de rentabilité des investissements ? Pour peu qu’on n’ait pas oublié la crise de 2008, dont les effets « récessifs » se font sentir jusqu’à aujourd’hui, on comprendra que non. Ces trois secteurs présentent, au contraire, des fragilités d’ordre structurel pour le moins inquiétantes.

Banque, bourse, assurances : trois secteurs qui mettent en danger l’épargne

La bulle spéculative, c’est le risque qu’encourent aujourd’hui tous les investisseurs. Le risque de voir leurs fonds capitalisés s’amenuiser en même temps que la valeur de leur action ou de leur obligation. Et encore ne parle-t-on pas ici du risque généré par l’introduction tout récente, dans le droit français, de la directive de la commission européenne: la Bank Recovery and Resolution Directive (BRRD).

Cette BRRD, qui concerne le redressement et la résolution des crises bancaires dans le cadre de l’union européenne, fait courir un risque évident à tous les actionnaires et épargnants, puisque c’est légalement, demain, que les banques potentiellement en faillite pourront mettre la main basse sur les comptes bancaires de leurs épargnants.

Et quoi qu’on nous assure que seuls les comptes des gros épargnants seront la cible de ce « bail-in » (ceux qui dépassent les 100 000 euros), il s’agit là toutefois, pour l’instant, de simple déclaration d’intention. Le fait est que les dispositifs de garantie des comptes bancaires sont insuffisants à l’heure actuelle.

Plus grave : cette crise du secteur bancaire, dont a déjà senti les effets en 2008, est susceptible de contaminer le secteur des assurances par un effet de dominos. Les assurances censées protéger les banques risquent de s’effondrer à leur tour, faute d’avoir les moyens financiers pour parer à ce type de catastrophe financière. Qu’on songe en effet qu’au moment même Chypre risquait de perdre 300 milliards d’euros, c’est dix fois cette somme, soit 3000 milliards, que risquaient de perdre tous les acteurs impliqués dans cette crise des actifs pourris !

La conclusion de tout cela est claire : ni le secteur bancaire ni celui des assurances ne sont à même d’assurer à l’épargne des français la sécurité qu’elle peut légitimement réclamer.

Les autres types d’investissement qui se présente sur le marché se révèlent tout aussi peu viable à l’analyse. Nous ne reviendrons pas sur la bourse, qui ne peut constituer qu’un investissement à court terme et à risque maximal, vu la conjoncture actuelle de l’économie. Elle n’est donc pas un placement viable à moyen et long terme. Restent l’or et la forêt.

L’or et la forêt : deux placements à risque

Si l’or est une valeur relativement stable depuis plusieurs décennies, il reste toutefois un produit potentiellement spéculatif ; sans compter que l’or implique des problèmes évidents pour ce qui est de la gestion des dépôts et des éventuelles transactions. Depuis la fin de l’étalon-or, il serait foncièrement irréaliste de croire qu’on puisse changer toute ses économies en or ! Tant qu’un pays comme la Chine, qui possède actuellement les plus gros stocks d’or et de dollars, ne se décide pas à arrimer sa propre monnaie à l’or, il est inutile de rêver autour de l’or.

La forêt, souvent vantée comme un investissement intéressant à long terme, est un bien qui présente aujourd’hui des risques tout aussi important que les autres produits spéculatifs disponibles sur le marché boursier. Sans parler évidemment des risques de voir partir en fumée son capital !

L’immobilier : le seul investissement sûr et rentable

Par élimination, il apparaît clairement que seul le secteur de l’immobilier présente les garanties nécessaires pour un investissement sûr et rentable, quels que soient les changements conjoncturels auxquels les français pourraient être soumis dans les mois et les années qui viennent. Les crises économiques se succèdent, mais la pierre demeure…

Du reste, c’est vraisemblablement ce constat qui a déterminé l’action du gouvernement et de son ministre du logement et de l’égalité des territoires et de la Ruralité. Si la ministre Sylvia Pinel a tant tenu à soutenir les secteurs de la construction et de l’immobilier (qu’on se souvienne de ses fameuses 50 propositions et du dispositif de défiscalisation qui porte désormais son nom : la loi Pinel), c’est bien parce que, avec les analystes les plus lucides, elle avait conscience qu’il s’agit là de deux secteurs clés de l’économie ; deux secteurs qui ont, de plus, des implications directes sur le bien-être et le bien-vivre des français.

Remarquons, au demeurant, que contrairement à une idée reçue, l’investissement immobilier en France a une bonne rentabilité depuis 25 ans. En tenant compte de l’inflation, le rendement moyen de l’immobilier entre 1988 et 2013 s’est monté, en effet, à 3, 76 %. Mais laissons de côté ce fait.

L’insuffisance avérée de construction de logements neufs sur le territoire français et le déficit d’offres locatives qui s’ensuit est un gage de sécurité pour les investisseurs. C’est le gage que le marché de l’immobilier français, contrairement à celui de nos voisins espagnols, est loin d’être saturé. Aucun risque, donc, de bulle spéculative ne se profile pour l’instant dans le secteur de l’immobilier en France. Il reste donc un secteur idéal pour les investisseurs.

A d’autant plus forte raison que ceux qui veulent investir peuvent se servir de la loi Pinel comme d’un avantage et d’un levier d’investissement. Pour un investissement portant sur un bien d’une valeur de 300 000 euros (on atteint ici le plafond annuel de l’investissement permis par le dispositif), l’investisseur pourra économiser jusqu’à 63 000 euros sur le prix de ce bien. On comprend pourquoi la loi Pinel a été plébiscitée par bons nombres d’investisseurs depuis sa création, fin 2014.

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